Même

 

Si je fuis

Si je tangue

Si je glisse

Comme un mot sur ma langue

Si j’ai tort

Si je tue

Quand je mords

Je ne me contrôle plus

 
Si je tente

Sans lapsus

Une phrase

Dont tu te sustentes

Mais c’est ivres

Que l’on se dresse afin

De séparer le grain

De l’ivraie

Même vampire… J’ai le mors aux dents

Ton empire… emprisonne mon sang

De mal en pire… J’ai la mort aux dents

Ton avenir… Me glace le sang

 

Si je sue

Si je sens

Tu me vends

Comme une sangsue

 

Ton idée

Peine à naître

Tu nous pilles

Tu nous pénètres

Si je tire

En vitesse

Une voile

A ouvrir

Tous les rats

Et la peste

Ont quitté

Le navire

 

Même vampire… J’ai le mors aux dents

Ton empire… emprisonne mon sang

De mal en pire… J’ai la mort aux dents

Ton avenir… Me glace le sang

 

Si tu comptes

De ton temple

Tes actions

Tout n’est que contemplation

Tu t’affaisses

Quelque part

C’est là tout l’art

De ta paresse

Tu as beau

Revenir de l’abîme

Pauvre victime

Tu es zéro

 

Si je ruse

Contre les sots

De Rousseau

Je m’amuse

 

Et j’évoque

Entre deux vers

Les rêveries du promeneur solitaire