Le point de non-retour

 

J’ai franchi le point de non retour, me tourne vers un proche avenir

Le coup porté était lourd. Il n’a rien vu venir

Le clown est mort ce matin

J’ai encore son sang sur les mains

Oublions l’acte, cessons de geindre

Des maux c’était le moindre

 

Subissant la pression de cette primaire pulsion

La vague me travaille l’âme

Je me retire lentement, me gorge de sang

Je suis la lame

 

Les paumes moites, les doigts gourds

Si l’élégance de mon geste me flatte

Je veux m’esquiver pour

Orion ou Andromède

Et hurler aux richesses alentour

Que je suis un remède

Je suis le remède

 

Subissant la pression de cette primaire pulsion

La vague me travaille l’âme

Je me retire lentement, me gorge de sang

Je suis la lame

 

Subitement l’impression de cette impulsion

J’ai l’aval de la dame

Je me retire lentement, vide je ressens

Un vague à l’âme

 

Nu et dégainé, j’attise les quelques traces

Qui zèbrent mes flancs où l’eau glisse et l’onde efface

Les séquelles et les pertes odorantes et carmines

Comment un tel sous être peut-il rendre autant d’hémoglobine ?

 

Transcendant nonchalant

A l’écoute du sang

Je suis la lame

 

Forgé d’argent lucide

J’aime à éponger le fluide

Je suis la lame

 

J’incise entre les maux

Je crève l’abcès Zéro

Je suis la lame